Avant de commencer à lire..

Bonsoir,

La vie conduit à faire des choses bizards parfois et les mots s'écrivent des fois d'eux-mêmes. C'est un peu comme ça qu'est naît cette fic.


Ecrire...

pour tellement de choses. Peut-être juste parce que le stylo s'agite tout seul ou bien que mon coeur est bien trop plein pour continuer à battre et il expulse alors ces mot..oui, c'est peut-être celà mais avant tout, c'est un autre monde, une autre vie, la possibilité d'être quelqu'un d'autre juste le temps de quelques phrases..
Même si le début vous paraitra banal, ne vous fiez pas aux apparences et continuer à lire. Ce n'est que lorsque vous aurez lu le premier chapitre en entier que vous comprendrez pourquoi je dis celà..
Maintenant, libre à vous de lire ou non, de partager votre avis ou non [ même si je préférerais que vous le fassiez^^]


Ecrire pour vivre


Je vous souhaite une bonne lecture



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# Online seit Montag, 10. Dezember, 2007 um 13:35

Geändert am Mittwoch, 19. Dezember, 2007 um 12:15

Premier chapitre: Les apparences sont trompeuses... [ Première partie..]

Premier chapitre: Les apparences sont trompeuses... [ Première partie..]
-Va t'en!

-Nan Bill! Je veux pas

-Va t'en! , je crie

-Mais Bill..Je t'aime! Tu peux pas me demander de partir comme ça! Pas après ce qu'on a fait!

-Je ne t'aime pas Tom, tu comprends ça?! Tu me dégoutes

Je me retourne et fais face au murs. Pendant quelques secondes, je peux enlever le masque de méchanceté que je porte. Pendant quelques courtes fractions de secondes, mes yeux peuvent laisser entrevoir ce qui se cache au fond de moi. Mais cette vision n'est donné qu'à ce mur. Ce mur sur lequel je pose mélancoliquement ma main. Je me suis laissé aller à un moment de faiblesse. Juste un mais tellement trop. Bientôt ce sera terminé

-Mais pourquoi t'as fait ça Bill, hein? Pourquoi t'as couché avec moi alors? T'avais l'air de bien aimé pourtant!

Il me parle avec une telle force mais pourtant je sais bien que chaque mot lui déchire le coeur car ils font couler le sang en moi. Je sais qu'il ressent pareil que moi. C'est toujours comme ça.

Je respire un bon coup et fait volte-face. Mon jumeau sursaute. J'ai presque envie de le regarder avec amour, de le prendre dans mes bras. Non, en faite j'en crève d'envie mais je ne peux pas. Tom recule alors que je m'avance félinement vers lui. Je lui souris. Un sourire qui montre toute l'étandu de ma haine. Mais ce n'est pas ma haine envers lui qu'il voit, c'est moi que je hais. Je me hais de lui faire ça mais je le dois. Pour lui, pour moi, pour nous deux. Je vois la douleur dans ses yeux alors qu'il s'accroche à l'illusion que transmet mon sourire. Cette illusion que l'homme qui se trouve en face de moi croit dur comme fer. Et pourtant si il savait combien je l'aime. Je m'arrête et lui répond:

-Pour..hum..m'amuser! Et c'est vrai que t'es un bon coup. Ca se voit que toutes les filles du quartier te sont passer dessus. T'es rodé pour prendre ton pied, tu sais rien faire d'autre. Je suis gentil, je t'ai permis de te vider dans mon cul maintenant, je veux que tu dégages.

Tom me regarde choqué. A vrai dire, je suis moi même surpris par mes propres paroles. Je sens la douleur qu'elles provoquent en lui mais je ne dois pas m'arreter ici. Il doit me detester pour ne pas souffrir de mon absence. Je dois l'en écoeurer pour qu'il m'oublie. Un simple “oublie moi mon Ange! Je t'aime mais on peut pas être ensemble..” ça n'aurait pas suffit à le faire cesser de m'aimer.

-Mais t'es dégueulasse Bill! Comment tu peux être mon frère?

-Je me le demande bien ça. Toi qui..m'aimes..Ha, c'est horrible! T'es un monstre, Tom. J'espère que tu t'en rends compte?! Dégage, je veux plus jamais te voir. Me regarder dans le mirroir sera déjà bien suffisant! Va t'en

Je me force à grimacer comme lorsque je m'amuser a jouer des mini pièces de théatre avec Tom. Mon dieu, Tom, pardonne moi de ce que je viens de dire. Te ressembler est la raison qui me fait m'observer chaque matin dans le mirroir. J'ai l'impression que tu es là dans chacun de mes gestes, chacun de mes regards.

-T'auras pas besoin de me le dire deux fois Bill. Au fond, c'est ton image que j'aime pas toi. Mon frère est mort il y a bien longtemps. Je me demande comment il a pu changer ainsi. T'es qu'un étranger Bill, aux yeux de tous le monde! Même les miens. Dis lui que je l'aimais si tu le croise, lui, il comprendra le sens de ces mots.

Le ton de sa voix, ses mots. Tout me reste au creux du ventre. Ca me brûle, je l'aime... Mais tout se finit ici.

-Dégage!

Je lui cris encore une fois celà mais au fond, ce n'est pas à lui que je m'adresse mais plutôt à la douleur qu'il laisse se prendre dans mon coeur. Il se retourne et sort de la pièce. J'écoute attentivement le bruit de ses pas sur la plancher des escaliers et enregistre chaque sonorité que j'entend.

-Je t'aime..., je lui chuchote inutilement

Un simple murmure qui tombe dans le silence et m'anéantis. L'homme tapis dans l'ombre fit un pas et entra dans la lumière diffuse que donnait à voir la fenêtre.. Je sens son regard se perdre sur mon dos et je devine le sourire ironique qui illumine son visage. Il a assisté à toute la scène, me fixant de ses yeux brillants, seul contraste parmis l'obscurité de la chambre. Tom ne l'a même pas vu et au fond, c'est mieux ainsi.

-Je te félicite Bill! Tu as parfaitement bien joué la comédie..J'aurais presque eu envie de pleurer! Bouh, il est triste le petit Bill.

Je serre les dents et siffle ces quelques mots:
-Tais-toi Laxo!

-Oh Oh Bill! Je serais toi, je ne dirais pas ça. Tu as oublié que je suis le seul à pouvoir t'amener parmis nous?

Je ne répond rien, je sais qu'il a raison. Et j'ai besoin d'entrer dans leur communauté. J'ai besoin d'éffacer mes douleurs.

-Alors Bill, aurais-tu changé d'avis? Tu ne veux plus faire partie des nôtres?

Sa voix glaciale me fait frissonner. A chaque pas qu'il fait vers moi, je sens la chaleur m'abandonnait et ma vie se consummait.

-Tu la sens en toi, cette peur qui se répand dans tes veines comme un virus que l'on ne peut arreter? Tu sens ce froid glacial étreigner ton coeur de sa poigne si puissante? Tu sens la vie se battre contre la force de mes mots? Tu meurs quand je suis là, tu le sais Bill, n'est-ce pas?

J'hôche la tête. Oui, c'est vrai, je sens tout ça dans l'exactitude de chaque détail. C'est comme celà que je me sens là maintenant.

-Alors Savoure Bill, savoure! Ce soir est ton dernier soir en tant qu'humain. Demain, tu te réveilleras nouveau. Tu te réveilleras plus fort. Tu te réveilleras unique. C'est bien ça que tu voulais? Ne plus ressentir ce sentiment, cette présence dans ton coeur, couper les liens avec le passé?

A nouveau, j'hôche la tête, hypnotisé par la voix de laxo. Son corps est à quelque centimètre du mien et pourtant, j'ai le sentiment d'en être au coeur même, prisonnier de lui. Doucement, ses mains glacées éffleurent mes épaules. Il ne les posent même pas dessus mais je sens quand même une pression telle que je fléchis sur mes jambes. Il remonte ses mains dans mes cheveux, découvrant les deux petites marques, logées quelques cenimètres dérrière mon oreille droite. Il les a lui même faites chaque jour depuis un mois. Ses doigts caressent les cicatrices du bout des doigts, presque avec amour. Mais c'est juste impossible, un tel être ne ressent pas d'amour, ni aucune autre forme de sentiment. Juste le plaisir de jouer avec ses victimes volontaires ou non.


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Ce n'est qu'un avant goût puisqu'il n'y a que..le quart, je dirais, du chapitre^^
Je voudrais juste savoir ce que vous en pensez jusque là..et si il faut que je mette la fin

# Online seit Montag, 10. Dezember, 2007 um 13:43

Geändert am Dienstag, 11. Dezember, 2007 um 06:51

Premier chapitre: Les apparences sont trompeuses.. [ Partie 2 ]

Premier chapitre: Les apparences sont trompeuses.. [ Partie 2 ]
Le souffle rauque de Laxo vient s'écraser dans mes oreilles. C'est une mélodie des plus surprenantes tant par la frayeur qu'elle provoque que par la fascination que j'éprouve à cet instant. Il grogne et dirige sa bouche vers mon cou. Mécaniquement, je bascule la tête sur le côté lui laissant le champ libre. Au moment précis où ses lèvres entrent en contact avec ma peau, un frisson me foudroie. Je sens la bouche de Laxo s'étirer sur ma peau en un sourire froid. Doucement, ses crocs passent la barrière de ses lèvres et viennent effleurer mon cou. Je tressaille des émotions qui me transpercent. C'est comme un coup de couteau dans le dos, comme la douleur qui explose un c½ur, comme le sang qui se glace dans une poitrine. Je tremble. Pas de peur non, je n'ai pas peur de Laxo. Non, je tremble d'excitation. Mon corps s'agite seul, sans que je le contrôle et les canines de Laxo ne font que gouter légèrement à ma peau. Je sais qu'il ne le fera pas tout de suite. Il attend, il veut me faire mourir d'impatience et savourer la moindre miette de sentiments qui regorge en moi. Je sais que je ne peux plus reculer maintenant. Le sang bat contre ma tempe. C'est peut-être bien la dernière fois que je le ressens ainsi. Ce soir est ma dernière nuit.

-Tu as peur Bill, n'est-ce pas?

Je tâche de garder une voix convaincante et répond:

-Non, je..

-Chut! , me coupe-t-il. Ne me mens pas Bill, tu es au coeur de mon être. Tu m'appartiens. Toi et chacune de tes émotions. Ne me mens pas parce que je vois bien plus profond en toi que tu ne pourras jamais le faire.

Cette fois-ci, son corps se colle au mien et ses mains basculent ma tête sur mon épaule gauche. Je contemple le mur comme si je pouvais me perdre dedans. Je plonge dans l'obscurité qui dessine ses formes sur la parois humide de la fenêtre.

-Je vais le faire Bill! Dans tout les cas, je le ferais. Mais il faut que tu te détendes. Je ne vais pas te faire de mal.

Sa voix n'est qu'un murmure. Ses mots se confondent presque avec le silence mais ils ont sur moi un effet pourtant si surprenant. Comme une bouffée d'air frais, ma poitrine se soulève bien plus qu'à son habitude. J'halète maintenant, les poumons compressés par ce trop plein d'oxygène. J'ai la sensation que ma poitrine va se lacérer et s'ouvrir aux yeux du vampire se tenant derrière moi

-Comment tu veux que je me détende Laxo, tu es sur le point d'avaler tout mon sang.

-Oui Bill. C'est ce que je vais faire..Je vais aspirer ta vie pour t'offrir une mort à laquelle tu n'aurais jamais osé rêver. Une mort les yeux ouverts, à fouler le sol de cette terre comme tu le veux.

-Comment.. Mais comment tu vas..

-Chut Bill! Ne pose pas de questions, laisses toi faire!

Je ferme les yeux et écoute sans bien les entendre les mots de laxo. J'ai la curieuse impression que sa voix résonne plus dans ma tête que dans la pièce, comme si il était lui même entré en moi.
Soudain, je sens ses crocs se frayer leur chemin dans ma chaire. Le pincement que j'éprouve à l'endroit exact où Laxo draine mon sang me sort de mes pensées. Je sens le liquide s'agiter dans mes veines et les remonter en sens inverse. c'est un sentiment étrange que de se sentir vider de son sang, de sa force peu à peu mais ça n'en reste pas moins qu'un sentiment pour le moment juste dérangeant. Le bruit de succion qu'exerce les lèvres du vampire sur ma peau résonne en écho dans ma tête, se mélangeant harmonieusement au clapotis incessant du sang coulant dans sa gorge.

-je me sens...faible

Oui, peu à peu, je sens le fil de la vie glissé d'entre mes doigts et se frayer un chemin jusqu'à la bouche de mon bourreau. Lentement, l'élixir de vie coule dans sa gorge pour se mêler à son propre sang. A cette instant précis, je sais que je suis maintenant en laxo.

Les yeux clos, j'ai la sensation de tituber sans arrêt. Mes bras font des mouvement de balanciers et essayent de repousser le vampire dans son étreinte mortelle. Alors, Laxo attrape mes poignées dans ses mains glacées et enfonce lentement ses ongles dans ma peau.

-Haaaa

La douleur transperce mes poignées. C'est à la limite du supportable. Je grimace de douleur alors que Laxo cesse d'aspirer mon sang quelques secondes. Il souffle sur les plaies qu'il a dessinait dans ma peau et regarde le liquide rouge se précipitait le long de mon coup. Sa bouche s'ouvre et laisse échapper un soupire. Puis, sa voix retentit dans la pièce presque comme si elle était indépendante de lui. Je m'agite, ne supportant plus de sentir la douleur grandir en moi. Ça dure bien trop longtemps, ça fait bien trop mal.

-Reste calme ou je vais devoir te blesser. Ce serait dommage de devoir t'abimer.

Sur ces mots, il lèche goulûment le long tracé de sang partant de mon épaule jusqu'au milieu de mon cou. Alors que sa bouche reprend sa place initiale, il fait passer mes bras dans mon dos. Ils sont maintenant coincés entre son ventre et moi. C'est un contact qui ne m'avait jamais été donné jusqu'ici. Seul laxo me touchait, m'embrassait la peau moi, je subissais chacun de ses gestes. Mais il met arrivé d'être tenter d'effleurer à mon tour cette peau de vampire. Cette peau froide et pâle comme neige mais qui se mariait si bien avec l'obscurité des yeux de Laxo. Mes doigts caressent le tissus qui me sépare du ventre du vampire. C'est plus fort que moi, j'ai besoin de sentir sous mes doigts le contact glaciale de sa peau. J'ai besoin de sentir cette texture comme si elle faisait partie de moi.

-J'ai...j'ai mal!

Je devine le sang couler depuis mon poignée le long de mes doigts et tombait goutte par goutte au sol. Mon corps redouble de tremblement. Mes membres s'agitent comme si eux seul savaient dans quoi je les emmenais. Peut-être aiment-ils la vie mais moi, j'en ai assez.

-Chut Bill, c'est presque terminé.

Les mots claquent dans mon oreille sans que Laxo n'est eu à se détacher de mon cou. Sa bouche exerce toujours cette pression sur les plaies et sa langue vient les laper agréablement de temps à autre.

Mais mes jambes ne me portent plus et Laxo est maintenant obligé de me suivre dans ma chute. Délicatement, il me pose au sol sans rompre le contact entre ma peau et ses lèvres. Je ne peux pas distinguer son visage enfouis dans mes cheveux mais je vois sa silhouette s'agitait à chaque aspiration du liquide. Le plancher s'imbibe du sang que laisse échapper Laxo à chaque souffle et je reste étendu au sol, n'ayant plus la force de bouger.

Il pourrait me tuer. Je ne prend conscience de cela que maintenant. Jamais l'idée que Laxo me trahisse ne m'avait traversé l'esprit. Mais après tout, un vampire est-il digne de confiance?
Mon sang se raréfie en moi, et je me sens me vider de ce que je suis. Les objets qui m'entourent perdent de leur sens, même le corps de Laxo sur le mien me trouble.

La vie hurle de peur en moi. Elle hurle de devoir m'abandonner et c'est peut-être celà qui a arraché un petit ricanement au vampire. Ou bien était-ce peut-être de sentir mon corps se refroidir sous ses mains moites. Je ne sais pas. Combien de temps me reste-t-il? peut-être juste une seconde.

-Merci.., je souffle à Laxo.

-On se revoit bientôt Bill.

Une image se forme sur mes pupilles avant que je ne ferme les yeux. Le visage de Tom m'accompagnera dans ce voyage. Mes forces m'ont abandonnés. Je ne suis plus qu'une âme flottant dans le vide d'une chambre. Je vois mon corps cloué au sol, pâle et froid. Laxo fixe un point sur le mur et murmure quelques mots incompréhensibles. Je ne ressens rien. Aucune douleur, aucun regret, aucun sentiment. Je suis une coquille vide et invisible.

Le vampire se lève et se dirige droit vers moi. Je ne suis que des particules dans l'air mais pourtant, lui semble me voir. Je ne sais pas si je porte encore un nom, ou si c'est à cela qu'il m'a condamné. La main de Laxo se lève dans les airs et je distingue sur ses ongles le rouge de ce qu'était mon sang. Puis, violemment, les doigts de l'homme remuent l'air et je suis projeté à nouveau vers mon corps. Je flotte, touchant presque les lèvres du Bill allongé au sol.

Laxo sourit en se dirigeant vers sa victime. Il se met à croupie reprenant sa place initiale et mécaniquement se penche sur lui. De sous son manteau, il sort le cadavre d'un lapin qu'il avait tuer avant de venir ici. Le vampire approche l'animal mort de sa bouche et mord violemment dedans. Un petit filet de sang gelé se met à dégouliner jusqu'au sol. Laxo approche le lapin des morsures qu'il a lui-même fait sur ce qu'était mon corps et y laisse couler quelques gouttes.

Quelque chose d'étrange se produit. La poitrine de Bill se soulève et s'abaisse comme lors d'un mouvement respiratoire. Je me sens aspiré par un flux d'air et puis, plus rien.



FIN POV BILL


Le vampire regarda sa victime, un air incompréhensif vissé sur le visage. Rapidement, la panique s'empara de lui.

-Bill, réveilles toi!

Il secouait le corps de l'androgyne mais le garçon ne revenait pas à lui. Laxo ne savais pas si il était en vie. Même si le jeune homme semblait respirer, il se pouvait que ce soit un mécanisme dû au choc de la morsure. Si par malheur il était mort, le vampire aurait beaucoup d'ennuies. Il était dans son intérêt que le jeune homme se réveille.

-Merde merde MERDE!

Le vampire se releva. le choix était simple: Soit il abandonner sa victime ici, sans même savoir si elle était morte ou non, soit il l'emmenait avec lui.

Laxo se dirigea vers la fenêtre et l'ouvrit en grand. Son regard se pris entre la boule argentée et les étoiles fixées dans le ciel noir. Les pensées fusèrent dans son esprit et tout se remit en place. Il se retourna vers le corps de Bill et se résolu à ne pas le laisser ici. Après tout, ça avait peut-être marché comme il l'espérait.



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Voilà pour la fin du premier chapitre..
Vos avis?..

# Online seit Dienstag, 11. Dezember, 2007 um 07:03

Geändert am Freitag, 20. Juni, 2008 um 16:33

Chapitre 2 : Quelque part dans l'obscurité du liquide

Chapitre 2 : Quelque part dans l'obscurité du liquide
Ma tête est lourde, si lourde. C'est comme si on l'avait mise dans un étau qui se refermait au fur et à mesure. Je sens encore l'impact des crocs de laxo comme s'il était toujours en train d'absorber le moindre centilitre de mon sang. J'aimerais lever mes bras afin de sentir la bosse des cicatrices sous mes doigts et voir l'ampleur des dégats mais je n'ai pas assez de force pour bouger. Mes yeux restent désespérément clos et je reste plongé dans les ténèbres. Je sens le froid de la pierre se répandre dans tout mon corps. Mais je n'ai pas froid. Cela provoque en moi une simple sensation de désagréable. J'ouvre la bouche et tente de parler mais le seul son qui en sort n'est qu'un grognement bien vite étouffé par une quinte de toux qui me fait recraché un liquide visqueux.

FIN POV BILL


-hmmm..hmmmm..hmmmm

-On se réveille jeune homme ? N'essaie pas de bouger, tu risques d'interférer dans l'évolution de ton organisme.

Le vieillard fit quelques pas vers le corps du brun et se posta à ses côtés. D'un claquement de doigt, les lampes torches s'illuminèrent sur les parois de la pièce. Sur chaque mur une flamme dansait, tentant désespèrement de diffuser sa chaleur. Mais c'était inutile dans la mesure où les créatures qui absorbaient cette chaleur n'en sentaient pas les effets.

Bill restait immobile sur la pierre, comme mort. Son visage avait pris cette teinte livide commune au vampire mais ses sens n'en restaient pas moins ceux d'un humain. L'androgyne avait du mal à comprendre les paroles de l'homme qui lui tenait compagnie. Sa voix lui paraissait tantôt n'être qu'un murmure inaudible, tantôt résonnait comme dans un stade vide.

-Je sais, je sais. Tu ne comprends pas tout ce que je te dis. Tu risques d'avoir du mal à tout assimiler au début. Devenir Vampire ne se fait pas en un jour. Mais je suppose que Mon petit fils ne t'a rien dit là-dessus.

Le vampire se mit à marcher de long en large. Le bruit de ses pas s'amplifiéaitdès l'instant où il passait la barrière de l'oreille de l'androgyne.

-Stop..souffla Bill

-Ha... Je vois que vous arrivez à parler maintenant. Vous avez beaucoup de choses à découvrir jeune homme.

-..soif!

-Oui, je m'en doutais. Je l'avais senti.

Le vieillard se retourna et sortit de la pièce sans un mot, sans même indiquer au brun l'endroit où il se trouvait. Il le laissa seul sans aucune explication. Il était seul dans son ignorance.

Dans un effort surhumain, Bill ouvrit péniblement les paupières. Le monde lui apparu sombre et flou. Sa vue tremblait tellement qu'il n'arrivait pas à distinguer la forme des choses. Chaque lueur lui brûlait la rétine. Et même les yeux clos, c'était comme si le feu s'était emparé de ses yeux et le consumait de l'intérieur. Ses poumons avaient du mal à se soulever presque comme si une force invisible les lui compressait. Cette même force qui plaquait son corps entier sur la roche poli.

Ses yeux maintenant bien ouverts, il observait chaque endroit que sa vision lui donnait à voir. Son regard tourna encore et encore. Il fixait le moindre centimètre de plafond si bien que même les yeux clos, il pouvait encore voir se dessinait chaque impureté de la pierre, chaque crevasse. Des odeurs inconnues lui parvinrent. Celle du bois brûlant réduit en cendre, celle de la pierre portant ses membres, celle de la chaleur émanant des torches. Toutes ces odeurs qu'il n'avait jamais pris le temps de sentir. A vrai dire, il n'avait jamais pris le temps de rien. Il avait toujours courut pour chaque chose qu'il faisait. Toutes sans exceptions.

Le silence régnait en maître comme si Bill restait juste une créature à sa merci, une épine plantée dans la paume de sa main, un corps sans grande importance que ce silence si pesant pourrait écraser d'un coup de main, d'un pas mal placé ou bien encore d'un mot trop blessant. Au milieu de cette atmosphère tendu, des pas claudiquant résonnèrent sur les dalles froides du sol. L'homme était entré dans la pièce mais restait terré dans un coin hors de vue. Les yeux de Bill, seule preuve de sa réactivité, s'agitèrent à la recherche de la créature. Mais aucun signe d'elle. Le brun commençait à s'affoler. De toute sa force, il aurait voulu bouger, ne serait-ce que remué un doigt. Mais en vain, son corps restait désespérément cloué à la pierre.

-Respire cette odeur Bill.

La voix de Laxo s'éleva dans toute la pièce en un écho assourdissant. Sa présence rassura le brun et celui-ci se détendit quelque peu. Il ferma les yeux et humât l'air sec de la pièce. Les odeurs aussi distinctes qu'elles purent l'être quelques minutes plutôt semblèrent se confondre et les parfums qui les rendaient si différentes devinrent soudain identiques. Au plus Bill se concentrait, au moins les odeurs ne lui parraissaient différentes.

-Oui, je sais. Ca se ressemble Bill, continue encore. Quand chaque parfum se sera distillé de l'air, tu sentiras l'odeur du plus précieux élixir emplir la pièce.

L'androgyne ouvrit les yeux et sembla anxieux quelques secondes

"Je n'y arrive pas...Je ne vais pas y arriver" pensa-t-il.

-N'abandonne pas Bill, tu y es presque.

Dans un dernier effort, le brun ferma les yeux et inspira une bonne dose d'oxygène. L'air passa ses narines laissant là les premières gouttes d'arôme. Elle glissa dans son corps jusque ses poumons où la précieuse odeur tapissa ses tissus et infiltra son sang. Son coeur se gonfla et envoya dans ses veines un sang brûlant de parfum. Il l'avait sentit pour la première fois dans son corps, cette odeur métallique qui lui avait enveloppé son coeur et le pressait maintenant à une vitesse affolante. Une demi-seconde, c'était le temps pour qu'il réagisse à cet arôme. D'un geste, son buste fut comme tiré par une corde invisible et il se retrouva assis, en pleine possession de ses moyens.

-Tu aimes ça, n'est-ce pas?

Le brun hocha timidement, presque honteux d'avoir cette attirance envers l'odeur qu'émanait du liquide chaud. Le verre que tenait Laxo entre ses mains semblait fasciner le jeune garçon. Son regard livide repris sa teinte noisette éclatante lorsqu'il plongea ses deux pupilles dans le rouge contenu dans le récipient.

-Viens Bill ! approche..

En premier lieu, le garçon resta immobile, semblant se noyer dans la contemplation de l'eau à la couleur rougeâtre. Puis, comme sortant de sa léthargie, il se laissa glissé sur ses deux pieds. A l'instant même où ces derniers touchèrent le sol, il se sentit tomber. Chaque pas vers le vampire arrachait quelque chose en lui, quelque chose qu'il avait pourtant toujours eu en lui. On nait préparé à ce qu'on vivra par la suite, c'est ce que lui avait un jour dit Laxo. On naît vampire, on ne le devient pas. Pourtant Bill en devenait un non?
Sa main vissée sur la poitrine, le brun esquissait une grimace de douleur à chaque mouvement de jambes. Sept pas et il se trouvait le visage placé au-dessus des volutes parfumées du liquide.

-Bois Bill!

Le verre s'avança vers les mains de l'androgyne mais avant qu'il n'ait pu entrer en contact avec sa peau encore brûlante de son ancienne vie, Laxo desserra ses doigts du bocal et le laissa s'écraser sur les dalles du sol. Les yeux de Bill s'empourprèrent à mesure que le sang se répandait sur la pierre. Le vampire se contenta de laisser échapper un rire sordide. Il posa une main gelée sur l'épaule du jeune homme qui, comme quelques heures auparavant, fléchis sur ses jambes.

-Bon appétit Billou !

Et il s'éloigna de lui, riant à plein poumon. Son rire résonna encore dans la pièce pendant quelques minutes ou peut-être était-ce seulement dans la tête du brun. Son sang s'affolait toujours en lui, réclamant sans cesse d'absorber l'odeur si envoutante, de s'imprégner de l'arôme à n'importe quel prix. L'idée de laper le liquide a même le sol l'avait répugné un instant mais l'envie se faisait bien trop forte pour pouvoir y résister. Le brun se laissa tomber à genoux. Il posa ses mains de part et d'autre de la flaque et se pencha. Ses longs cheveux noirs furent les premiers a effleuré le liquide. Les pointes prirent une teinte rougeâtre et lentement la couleur se propagea, remontant toute sa chevelure comme si elle y était aspirée. Et c'était bien cela qui se passait. Ses cheveux eux-même attisés par l'envie, aspiraient le liquide jusque dans leur racine si bien que chaque mèche était maintenant teintée de pourpre. De légers cercles remuaient le sang alors qu'une décharge électrique agita le corps du brun et l'obligea à fermer les yeux. L'odeur l'envoûtait. Il se sentait porter comme si des ailes avaient soudain poussé dans son dos. Ses yeux même clos, reflétaient encore le rouge qui maculait le sol. Lorsqu'il les rouvrit, ses pupilles ne dessinaient plus qu'un rond noir imparfait. Son visage s'approcha de l'élixir de vie. Chaque souffle percutait le liquide et lui revenait chargé de particule de parfum. C'était comme une bulle qui se formait autour de son visage. L'arôme s'immiscer dans chaque pore de sa peau et faisait maintenant parti de lui. Enfin, dans un dernier mouvement, sa bouche se posa à la surface de la flaque. Les bruits s'évanouirent un à un et la voix de laxo qui résonnait encore, se tue. Le jeune homme se mit à avaler goulument le liquide, gorgée après gorgée. Le volume de la flaque diminuait rapidement dévoilant peu à peu les bouts de verre de l'ancien bocal. Le liquide s'échappait, s'insinuant en lui. Il disparaissait bien trop vite au goût de l'androgyne dont les yeux brillaient toujours d'une lueur trahissait son envie. Son coeur avait cessé de battre dès lors que la première goutte de sang était venu lui chatouiller le palet. Il s'était arrêté pour ne pas venir déranger par ses battements incessant, le soulagement d'un tel festin. Le sang affluait dans la bouche de l'androgyne, la réchauffant, la brûlant presque mais c'était comme si rien ne passait la barrière de sa bouche. Il n'éprouvait pas la sensation d'un liquide coulant agréablement le long de sa gorge. Non, c'était comme si sa langue imprimer le liquide en son coeur, comme s'il n'avait juste besoin que d'un contact pour en être remplis.

Enfin, la dernière gorgée disparue du sol, lapée dans une aspiration bruyante du brun. La dalle blanche se reflétait dans le regard de celui-ci et une autre décharge électrique l'agita. Son coeur redémarra ses battements réguliers et le garçon passa sa langue sur ses lèvres au goût maintenant métallique. Il n'avait pas remarqué tous ces changements en lui pourtant si flagrant. Non, il avait juste été omnibulé par le liquide, par son goût et les sensations que ça provoquait en lui.

Les différentes odeurs se séparèrent à nouveau et remplirent la pièce comme elles le faisaient déjà sept minutes plutôt. Un courant d'air fit danser dangereusement les flammes sur le mur. Le sang d'un autre être vivant coulait maintenant en lui. Il était désormais la combinaison de deux êtres. Après avoir partagé une partie de lui, Bill était devenu la partie vivante de quelqu'un d'autre.

Il lui restait tant à savoir. Il ignorait tellement de choses. Des choses dont il n'aurait jamais osé penser, dont il n'aurait jamais pensé qu'elle puisse exister.

Le brun se releva, la bouche encore brûlante de sang, avide de nouvelles sensations telles que celle là. Sa tête se mit à tourner et un bruit assourdissant envahit son esprit, chassant toutes ses pensées. Le monde vacilla autour de lui et il tomba lourdement au sol, enfonçant en son sein même les morceaux de verre cassés.




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Bonsoir^^
D'abord Merci beaucoup pour vos commentaires, c'est toujours un plaisir de les lire
Ensuite, est-ce que ça vous plait toujours?
Vous avez des questions, des remarques?
N'hésitez surtout pas..^^
Bonne soirée à toutes



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Réponse aux commentaires :

rosa-choups : Oui, Tom va réapparaitre dans la fic. C'est un peu compliqué.. Il sera vraiment là à la fin mais sinon, il sera un peu fantomatique on va dire^^ [ j'avais envie de dire ça..et j'avais pas envie de tout dévoiler. Et ne pas comprendre que Tom sera un fantôme hein, spa ça^^]

# Online seit Mittwoch, 19. Dezember, 2007 um 12:51

Geändert am Mittwoch, 19. Dezember, 2007 um 13:22

Chapitre 3

Bonsoir
Tout d'abord, je vous souhaite un JOYEUX NOEL à toutes.
Je tiens à m'excuser pour le retard, je n'avais plus internet. [Vive les travaux..]
Donc, merci pour vos nombreux comm.
Je voulais aussi mettre ici un lien pour une fic que j'avais commencer à lire la semaine dernière et qui m'as faite réfléchir comme aucune autre fic.
C'est choquant, touchant, extrêment prenant , écoeurant parfois mais tout est vraiment bien raconté. On entre dans un autre monde, mais pas si fictif que celà:

ToriAnne

Je vous la conseille vivement. C'est un plaisir à lire..


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L'androgyne était toujours allongé au sol. Le sang qui s'étalait sur la carrelage avait beau couler de ses plaies, il n'en restait pas moins celui de quelqu'un d'autre. Un vampire peut-il saigner ? Biensûr que oui si ses veines ont été préalablement remplis.

Des pas s'élevèrent dans le couloir qui menait hors du repère du brun. La porte en bois s'ouvrit et Laxo fit irruption dans la pièce. Son regard se posa immédiatement sur sa jeune recrue. Il ne parrut pas surpris, ni même effrayait. Non, aucun sentiment ne sembla passer sur son visage. Il se contenta d'approcher le corps du brun et de s'accroupir à ses côtés. Il laissa échapper un soupir d'indignation. Il le poussa légérement afin de voir l'étendu des blessures et de ses doigts agiles, il en sortit les quelques bouts de verres qui s'y était si bien incrustés. Bill s'agita et grogna dans son inconscience. La main de son maître vint carressait ses cheveux avant qu'il ne se penche vers le liquide. Le bout de sa langue effleura la surface de la flaque et en un battement de paupière le sang disparu comme avalé par le tissus de celle-ci. Les lèvres du vampire prirent une couleur fonçée, presque noire. Il se releva et regarda Bill qui devenait de plus en plus pâle à mesure que le temps passait. Il approcha son visage du sien et laissa sa langues passer entre ses lèvres. La pression qu'il exerça dessus à l'aide de ses canines fit perler quelques gouttes de sang qui retombèrent dans la bouche du brun. En un instant, il avait récupérer chaque parcelle de ce qu'il avait perdu. Sa peau prit une légère teinte rosé et de sa bouche sortit un long soupir de satisfaction. Les tissus de sa chair déchirée semblèrent se recoudre d'eux même et aucune trace ne resta inscrite sur son épiderme. Laxo se releva, sans un mot et sortit de la pièce comme si jamais il n'y avait mis les pieds.

Le brun était encore étalé au sol, respirant à plein poumon l'odeur presque surnaturel qui flottait dans l'air. Sa poitrine se soulevait de plus en plus rapidement et ses doigts se refermaient sur eux-même. Dans son inconscience, il se mit à remuer de plus en plus, plissant de temps à autres les paupières.

D'un coup, il ouvrit les yeux et se retrouva assis au sol. Ses doigts encore couvers de sang, il dessina une forme indécise au sol. Il essayait de redécouvrir ce visage qu'il avait entrevue l'espace d'une seconde et quand il eu finit, il se rendit compte que ce n'était autre que celui de son maître. Il se leva et regarda au sol. Les bouts de verre parsemaient innocement les dalles blanches et rien ne laissait croire qu'une marre de sang s'étalait à cette endroit là seulement quelques minutes plutôt. Bill ne comprenait pas ce qu'il venait de se passer ni pourquoi il s'était réveillé à même le sol. La seule chose dont il était capable de se souvenir clairement était le désir immense de sang qui s'était réveillé en lui. C'était comme si ça lui était naturel, comme si l'envie avait toujours été en lui, comme si elle se réveillait après 18 ans de sommeil.
Le jeune homme inspira une grande bouffée d'air tout en s'étirant. Il fit quelques pas afin de se dégourdir les jambes et entreprit de sortir de son repère.

A peine avait-il posé sa main sur la porte que celle-ci s'ouvrit. Bill sursauta et recula de quelques pas. La créature le regardait en souriant. Ses yeux faisaient des aller-retours continuelles sur sa silhouette à tel point qu'il s'en sentait vulnérable. Ce qui le captiva le plus fut les longs cheveux noirs qui se balançait tranquillement de droite à gauche parmis lesquel se dissimuler quelques mèches bleux clairs. La vampire plongea ses yeux émeuraudes dans ceux du brun et celui ci ne put s'empécher de reculer à nouveau. La pâleur de la peau de la créature était sans précédant. Elle paraissait presque transparente et l'on pouvait clairement voir le sang circulait à certains endroits. Bill semblait terrifié et pourtant, il n'était que stupéfait. Jamais il n'avait imaginer que de telles créatures pouvaient exister.

-Je m'apelle Cyara.

Une main sortit de la manche de son vêtement et se fraya un chemin jusqu'a celle de l'androgyne. Il fut surpris par la chaleur qu'elle dégageait. Elle lui brûla presque la peau. La créature se contenta de laisser échapper un petit cris en plissant ses yeux rieurs.

-N'ais pas Peur Bill. Je ne te veux aucun mal...

Elle contourna le jeune vampire et avança dans la pièce tout en jettant des coups d'oeil de chaque côté. Bill la suivit des yeux, le regard empreint d'inquiétude et de méfiance. Depuis qu'il était arrivé ici, elle était la deuxième personne qu'il voyait en dehors de Laxo. Et plus il en découvrait sur ce monde, plus il se rendait compte qu'il avait encore beaucoup de choses à apprendre. Il fallait avouer que celà lui faisait un peu peur. L'inconnu de ce monde était si obscur, si emprunt de mystère qu'un aussi jeune vampire que lui ne saurait décoder seul.
Le brun observait toujours Cyara. Il détallait sa façon de marcher, sa façon de parler, sa façon de bouger, même sa façon de respirer. Il cherchait quelque chose de connue dans cette silhouette. Mais il avait beau creuser encore et encore, il ne trouvait que des chemins les plus sombres les uns que les autres. Alors pris d'un frisson, il s'empressa de demander sans même sans rendre compte:

-Où est Laxo?

Un nouveau rire s'éleva dans la pièce. La créature s'assit sur la pierre qui servait de lit au jeune brun et posa sa main à côté d'elle. Ce dernier compris la signification du geste et c'est non sans inquiétude qu'il s'executa. Il hésita un instant avant de s'asseoir mais décida de faire ce qu'on lui demandait et prit la même position que Cyara.

-Laxo..est..comme qui dirait parti!, dit-elle en fixant le mur d'en face un sourire vainqueur sur le visage.

Bill sembla se perdre un instant dans les mots de la jeune femme. Il baissa la tête vers le sol et ferma les yeux un moment. Il écouta attentivement les moindres réactions de son corps. Il sembla se perdre dans sa réflexion, agitant sa tête de droite à gauche de temps à autre jusqu'à ce qu'il la releve enfin. D'un visage fermé, il déclara:

-Bien..qui s'occupera de moins alors?
-C'est moi!
-Vous..? Vraiment? Un vampire peut s'occuper d'une créature qu'il n'a pas créer?

L'androgyne se leva et commença à faire les 100 pas. Ses pensées fusaient dans tous les sens dans son esprit.

-Seulement si le vieux sage a approuvé la décision..
-Le vieux sage?

Bill marqua une pause et regarda Cyara droit dans les yeux.

-Le père de notre race, notre seigneur. Tu auras peut-être un jour la chance de le voir. Moi j'ai pu.., dit-elle les yeux rêveurs.
-Hum.. Et comment ..enfin je veux dire, comment est-il?
-Grand, très agès.. tout le monde le respecte. Il a plus de savoir que quiconque.
-Alors, pourquoi ce n'est pas lui qui m'enseigne?

La jeune vampire éclata de rire. Le brun ne voyait pas ce qu'il y avait de comique dans ce qu'il venait de dire mais visiblement elle trouvait ça très drôle. Il ne voulait pas de Cyara. Il ne voulait pas d'une femme qui aimait savoir son véritablement maître partit au loin. Quelque chose ne lui plaisait pas chez elle. Peut-être cette admiration devant le vieux sage ou encore ce désarrois qu'elle créait en lui. Elle était un vampire dont les pensées savaient bien trop se lire sur son visage. C'était bien trop facile pour être vrai.

-Pourquoi voudrais-tu qu'il t'enseigne à toi alors qu'il ne l'a pas fais pour.. moi?
-je..je..

Le brun s'arreta dans sa course folle contre son ombre et tourna le dos à la jeune femme. Il l'entendit se lever et s'approcher doucement de lui. Elle le frôla lorsqu'elle passa à côté de lui et lui glissa à l'oreille:

-Tu ne m'appartiens pas encore mais il viendra le temps où ta confiance en moi sera plus grande et plus forte que n'importe qu'elle désir qui t'habites. Tu verras Bill et là, tu t'abandonneras à moi. Tu verras, tu verras..

L'androgyne resta un moment immobile à réfléchir à ce que la vampire lui avait dit. Confiance en elle.. Jamais, il ne pourrait avoir confiance en elle. Ce serait comme faire confiance à celui qui a déjà commis le crime. Non, cette femme est le diable en personne. Son regard cache quelque chose de tellement profond qu'il faudrait des années au brun pour la comprendre. Il faudrait qu'il gagne sa confiance pour qu'elle le laisse fouiller en elle, qu'elle s'ouvre sans s'en rendre compte et qu'elle lui souffle l'endroit où son maître s'est exilé. Car c'était tout ce qu'il avait, toutes les connaissances qu'il possédait résider au coeur même de Laxo. Il savait bien que ce dernier ne lui manquait pas. Quand il avait essayer de déceler en lui même la moindre réaction suite à l'annonce de son départ, la seule chose qu'il avait ressentit c'était un sentiment immense de liberté qui se répandait dans ses veines. Mais il savait qu'il avait encore besoin de son véritable maître. Seul lui le connaissait vraiment, plus que lui même ne se connaissait. Il savait son passé, son présent et son futur. Il savait sa vie et sa mort. D'une certaine manière, il était une part entière du vampire que devenait peu à peu Bill.
Chapitre 3

# Online seit Mittwoch, 26. Dezember, 2007 um 16:21